PROXISERVE

 

Une belle aventure, comme ils disent dans PROXIMEDIA ! 

 

Le chiffre d'affaires augmente; la détresse sociale et les injustices subies par les salariés et les discriminations syndicales aussi. 

 

Déclaration de la CGT ( en séance du C.E du 24 janvier 2018 )

 

Madame Mélou, Vous avez dressé une fois de plus, lors de la séance du C.E de décembre 2017, un tableau bien noir des I.R.P de l'entreprise. La méthode est singulière, vous prônez le dialogue social tout en stigmatisant les élus.  Je vais vous répondre au nom de mon syndicat, la CGT.

 

Votre désir de discréditer sans discontinuer les élus du comité d'entreprise et son secrétaire confirme, s'il en était besoin, que tous les élus du C.E font correctement leur travail de représentation et d'information du personnel,  et c'est bien cela et leur intégrité qui dérangent les principaux actionnaires dont vous faites partie, rien d'autre. 

 

Ce dont je suis sur, madame, c'est que la domestication du C.E et des organisations syndicales n'est pas à l'ordre du jour chez PROXISERVE. Il faudra vous y résoudre.

 

Quant aux préoccupations des salariés, là encore  madame, nous savons depuis longtemps qu'ils vous laissent indifférente.  Seuls les rendements financiers et l'augmentation du chiffre d'affaires de l'entreprise comptent à vos yeux . Le lourd tribu payé par les salariés, révélé par un nombre d'accidents du travail record pour la profession et un absentéisme galopant sont là pour le rappeler.

 

D'autre part, je vous saurais gré de ne plus travestir la réalité pour étayer vos remarques désobligeantes.  Contrairement à ce que vous affirmez, le comité d'entreprise a infiniment moins de moyens qu'il n'en avait avant 2009.  L'instance du C.E disposait alors que de trente deux titulaires et de 25  représentants syndicaux au sein de 6 établissements, chapeautés par un comité central d'entreprise de 11 titulaires et 5 RS. 

 

Et c'est la direction de l'entreprise, en 2009 et 2012 qui a  sollicité les organisations syndicales pour revenir à un C.E national.

 

Aujourd'hui, le comité d'entreprise ne dispose que de 13 élus titulaires pour répondre aux sollicitations des salariés, ce qui est peu lorsque l'on sait que nos agences sont disséminées sur tout le territoire. Ce qui explique d'ailleurs, que lors de la distribution de chèques cadeaux, le C.E doive faire appel aux délégués du personnel en région pour aider à leur distribution.

 

Quant à l'information distribuée par le comité d'entreprise et les organisations syndicales, elle est indispensable pour les salariés qui ne sauraient se satisfaire de la « propagande » distillée par la revue PROXIMEDIA. "   Propagande " adressée au domicile des salariés sans leur consentement.  C'est une brochure que nous considérons comme infantilisante et qui présente l'entreprise comme un havre de paix au sein duquel les salariés béats,travailleraient dans un bonheur indicible.

 

Et comment ne pas être scandalisé, lorsque la direction se félicite dans cette brochure, de l'évolution du chiffre d'affaires, passé de 291 millions en 2011 à 350 millions d'euros en 2017 alors que dans un même temps, les salaires et les effectifs stagnaient avec un accroissement des contrats précaires, des conditions de travail dégradées et que l'on enregistrait durant cette période prés de 1500 licenciements, ruptures conventionnelles et démissions. Ce n'est pas acceptable.

 

Pour ce qui est des propos injurieux et diffamatoires, agrémentées de publications pornographiques dont vous faites état, madame,  et qui serait selon vous distillés sur les sites internet des syndicats, je vous laisse la responsabilité de vos allégations.  Le site de la CGT est connu par de nombreux salariés pour sa retenue et la qualité de ses informations.  De fait, nous vous invitons à mesurer vos propos.

 

Je vous confirme, madame, que malgré vos menaces, la CGT du groupe Proxiserve continuera, au travers de son site internet et de ses tracts, à informer les salariés des réalités de l'entreprise. 

 

J'en termine,madame, avec ce fameux climat social apaisé que vous appelez de vos voeux.

 

En tant que dirigeant, vous êtes responsable de ce climat et ce n'est pas en prônant une forme de management qui vise à mettre au pas les I.R.P et à contraindre les salariés à travailler quelles que soient leurs conditions et les risques qu'ils encourent que vous y parviendrez. 

 

Peut-être aussi , n'avez-vous pas prêté attention, Madame, au fait qu'aucune organisation syndicale n'avait signé d'accord lors des N.A.O 2017 ?   Négociations bâclées par la direction générale. Aucune des revendications qui touchaient aux conditions de travail, à la reconnaissance des métiers , aux salaires, permis de conduire, etc.. n'a trouvé grâce à vos yeux.

 

Et peut être, avez-vous oublié, Madame, que la direction de l'entreprise est sous le coup de plusieurs procédures devant les tribunaux pour harcèlement et discriminations contre des représentants du personnel ?

 

A ce sujet, dans votre intervention,vous fustigez des représentants du personnel qui, selon vous, ne travaillent plus.  Sachez Madame que  nous sommes à votre disposition pour rechercher des solutions sérieuses pour sortir ces représentants des placards dans lesquels vous les avez mis afin qu'ils retrouvent leur métier et les rémunérations qui vont avec....

 

Ceci étant dit, madame Mélou, nous sommes, à la CGT, toujours prêts à dialoguer lorsqu'il s'agit de retrouver un climat social apaisé, il en va de l'intérêt de l'entreprise et de ses salariés. C'est à vous d'en décider.

 

Je vous remercie de votre écoute !

 

Le représentant CGT au C.E

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LE 14/08/2018  10H00