PROXISERVE

Négociations 2018

Revendications de la CGT

Dans le cadre des négociations ( N.A.O) 2018, la délégation CGT propose à la direction de négocier les revendications suivantes, qui pour la plupart, ont déjà été présentées les années précédentes :

 

Salaires

Pour rattraper la perte de pouvoir d'achat engendrée par 5 années de blocage des salaires, la CGT demande que les rémunérations des salariés de l'U.E.S Proxiserve  soient augmentés de 120 euros par mois à compter du 1er juillet 2018.  

 

Les bons résultats de l'entreprise grâce aux travail de ses salarié(e)s , les subventions ( C.I.C.E) de l'état offert à l'entreprise se montant à plusieurs millions d'euros chaque année permettent cette augmentation des salaires.   

 

De plus, notre syndicat propose qu'aucun salaire mensuel au 1er juillet 2018 ne soit inférieur à 1650 euros dans l'U.E.S.

 

Métiers et classifications

la CGT souhaite la mise en place d'un calendrier en 2018 pour engager des négociations sur la grille des métiers techniques de l'entreprise. Aujourd'hui, que l'on soit releveur de compteurs, robinetier, plombier, chauffagiste, technicien travaux ou multi., avec ou sans expérience, la classification reste la même et se situe dans la majorité des cas au niveau 2 ou 3.  Il en va de même pour les salaires, complètement déconnectés des métiers et des niveaux de responsabilités différents qu'ils engendrent.

 

Comment envisager une évolution de carrière dans une entreprise qui n'accorde aucun intérêt aux qualifications, aux diplômes et à l'expérience ?

 

Il faut aussi favoriser une gestion anticipative et préventive, détecter et résoudre en amont des questions liées à l’évolution des métiers, des emplois, de la formation, des classifications et des  acquis (voir les accords de 2009 et 2012).

 

Tickets "restaurant"

Egalité du montant des tickets "restaurant" et des "paniers" entre PXT et PXS et filiales qui seraient portés à 10 euros.

 

Mutuelle  

Augmenter la part de l'employeur à 70 % dans le coût mensuel de notre mutuelle. La pénibilité de nos métiers et la course à la rentabilité nuisent quotidiennement à la santé des salariés de l'entreprise. Cela justifie amplement que cette dernière supporte une part plus importante du coût de la couverture santé.

 

Ancienneté et expérience

Prolonger la grille d'ancienneté conventionnelle en passant à 6 % la prime d'ancienneté à compter de 15 années de présence dans l'entreprise et à 7% à compter de 20 années.

 

Permis de conduire

La direction s'est engagée dans l'accord des N.A.O. 2012, à ouvrir des négociations pour définir les modalités de récupération des points du permis perdus par les salariés qui utilisent un véhicule dans le cadre de leur travail. Le durcissement de la législation dans ce domaine va entrainer une augmentation notable des pertes de points avec à la clef la suppression du permis de conduire.

 

Il est entendu qu'il n'est pas question pour la CGT d'encourager les conduites dangereuses et répréhensibles mais d'inciter l'entreprise à prendre financièrement sa part de responsabilité car l'augmentation de la charge de travail et les pressions exercées par l'entreprise pour se rendre le plus rapidement possible sur le lieu de travail provoquent aussi des pertes de points du permis.

 

Par exemple, l'entreprise pourrait prendre à sa charge le coût du stage de récupération de points perdus par le salarié, en contrepartie, celui-ci s'engagerait à effectuer ce stage pendant ses congés. 

 

Autre sujet concernant les amendes pour les stationnements non-autorisés ou les dépassements de temps. La CGT demande un engagement écrit de l'entreprise pour prendre en charge ces amendes lorsque le salarié est en mission et qu'il est dans l'incapacité de trouver une place de stationnement pour accomplir sa mission.

 

Conditions de travail des personnels administratifs

Les conditions de travail se sont fortement dégradées pour les personnels administratifs au cours des années : surcharge de travail (sous effectifs), comportements agressifs des clients, locaux exigus et vétustes, organisation du travail inefficace ou aberrante......autant de facteurs générateurs de stress et de souffrance au travail pour ces salariés.

 

Nous demandons à la direction d'organiser des rencontres avec les organisations syndicales associées aux secrétaires des CHSCT pour faire un état des lieux des agences et services en DR afin de répertorier puis gommer les conditions de travail difficiles que rencontrent ces personnels administratifs. 

 

Droit à la déconnexion

La CGT demande l'ouverture de négociations sur le droit à la déconnexion. Le développement des technologies d’information et de communication, s’il est mal maîtrisé ou régulé, peut avoir un impact sur la santé des salariés (stress, épuisement professionnel, etc.).   Parmi eux, la charge de travail et le brouillage des frontières entre vie privée et vie professionnelle sont des risques associés à l’usage du numérique.   L’instauration d’un droit à la déconnexion vise à garantir l’effectivité du droit au repos ; cet enjeu est particulièrement fort, notamment pour les techniciens qui utilisent quotidiennement un terminal mobile (tablette) ou le personnel d'encadrement, avec ou sans convention de "forfait jours" sur l’année, utilisateurs fréquents des outils numériques.

 

Participation

Mise en place d'un accord de participation avec pour périmètre l'U.E.S. (ou le groupe) Proxiserve en lieu et place de l'intéressement. Les résultats de l'intéressement ne reflètent en rien le travail que les salariés réalisent dans les agences ou DR. Cette année encore, près de la moitié des salariés de l'U.E.S n'auront rien.

 

Prise en charge par l'entreprise de la journée de solidarité

Selon l’adage, « tout travail mérite salaire ». Pour la CGT, « il n’est pas possible d’accepter que les salariés soient contraints à une journée de travail gratuit, quelle qu’en soit la date (le lundi de Pentecôte ou un autre jour), ou la forme (suppression d’un jour férié, diminution des journées de RTT, augmentation de la durée du travail hebdomadaire...) ».  Cette loi constitue un déni du principe d’égalité des citoyens devant la loi, les salariés étant les seuls à devoir travailler sans être rémunérés.

Le fait pour l’Etat français de prévoir une journée de travail non rémunéré est contraire au « droit au salaire », prévu par plusieurs textes de droit international (ratifiés par la France).

 

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LE 26/02/2018  19H00