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Négociations annuelles 2014,

 un simulacre de négociations !

     

             0,8%

Quelques euros d'augmentation à compter du 1er juillet 2014.  La direction générale provoque et un syndicat minoritaire et complaisant signe, c'est consternant !

Augmentation générale misérable 

Nous vous le disions en 2013, les primes de "reconnaissance" allaient réduire les augmentations générales comme peau de chagrin. Cette politique salariale fragilise notre pouvoir d'achat en transformant une partie de notre salaire en primes variables alors que la plupart des salariés perçoivent déjà des rémunérations très modestes.  

 

Aujourd'hui, les dirigeants de Proxiserve se targuent d'une amélioration notable des résultats de l'entreprise et les cadeaux fiscaux délivrés à celle-ci n'ont jamais été aussi importants (plusieurs millions d'euros).  Pourtant la direction générale n'hésite pas à proposer une augmentation dérisoire de 0,8% à compter du 1er juillet 2014;  les primes de reconnaissance sont passées par là

 

Exemple : pour un salaire de 1700 euros :  2% d'augmentation en moins sur votre salaire de base, c'est 452 euros de revenus annuels en moins. C'est sur cette économie que l'entreprise vous propose ensuite des primes variables dites "de reconnaissance" pour vous inciter à travailler plus encore. 

 

L’individualisation de la rémunération, l’introduction de plus en plus massive des primes au mérite ne garantissent aucune véritable progression de la rémunération. Tous les salariés, y compris les cadres, doivent bénéficier d’augmentations générales au moins équivalentes à l’évolution du coût de la vie.

 

A savoir; l’ indice des prix à la consommation n’est pas un indice du coût de la vie. L’Insee, qui le reconnaît officiellement, ne devrait, en principe, pas cautionner l’utilisation de cet indice pour indexer les salaires et les pensions. 

Il est abusif de la part du patronat et du gouvernement de se réclamer de l’indice des prix à la consommation pour imposer une stagnation des salaires et, en réalité, une baisse du niveau de vie des salariés. A noter que l'INSEE annonce une baisse du pouvoir d'achat des français de 3,3% entre 2010 et 2013.

 

               ( http://www.cgt.fr/L-indice-des-prix-ne-reflete-pas.html )

 

 

Suppression de la prime de fin d'année pour les Proxitherm

Les salariés de Proxitherm bénéficiaient jusqu'à présent d'une prime de fin d'année qui va disparaître au profit de la prime de reconnaissance versée pour l'essentiel à partir de 2015 et qui diminuera au fil du temps. Ce que l'on donne d'une main, on le reprend de l'autre, et rarement à l'avantage du salarié.

 

Des astreintes dans le collectif pour les salariés de Proxitherm 

Alors que des négociations sur les astreintes sont en cours sous l'impulsion de notre syndicat, l'on peut se demander pourquoi ce sujet apparaît comme finalisé et acquit par la direction dans l'accord des N.A.O. 

 

Il est évident que les salariés de Proxitherm doivent être consultés avant d'appliquer cette mesure.  Certes, elle augmente financièrement l'astreinte weekend mais va aussi leur imposer dès demain de tenir les astreintes du collectif semaine et weekend infiniment plus nombreuses.

 

Retrouvez l'accord astreintes surhttp://www.cgt-proxiserve.fr/les-astreintes/

 

Aucun(e) salarié(e) à moins de 1500 euros bruts dans l'entreprise

Si il ne fallait retenir qu'une proposition de cet accord, ce serait celle-ci. Même si elle ne touche que quelques dizaines de salarié(e)s à des degrés divers sur les 2800 que compte l'U.E.S Proxiserve, elle va dans le bon sens et reprend une revendication de la CGT présentée en 2012 et 2013. 

 

(Rappel, la CGT revendique un SMIC à 1700 euros)

 

Principe de réciprocité pour les primes de vente

C'est là aussi une très ancienne revendication de la CGT que nous retrouvons dans cet d'accord, malheureusement, peu de chauffagistes du collectif auront la possibilité d'en bénéficier tant que les moyens en personnel pour développer une clientèle individuelle dans les agences du collectif seront aussi faibles, voir inexistants. 

 

De la poudre aux yeux

Lors de la lecture de cet accord, ne perdez pas de temps à analyser les paragraphes de l'article N°2, vous n'y trouverez que de louables intentions qui n'engagent en rien les rédacteurs. En un mot, de la poudre aux yeux.

 

Pourquoi la CGT ne signera pas cet accord

Aux salaires les plus faibles (moins de 1700 euros) qui ne permettent plus de couvrir les dépenses contraintes (gaz, électricité, transports, loyer, alimentation, impôts, mutuelle,…), s'ajoute la volonté de la direction du groupe de continuer à accroitre la part variable des rémunérations sous forme de primes dans le but d'augmenter la pression sur les salariés. Ceci au détriment du salaire de base.

 

A l'évidence, cet accord 2014 porté par la direction générale de l'entreprise et signé par un syndicat complaisant est néfaste pour les salariés de l'entreprise.

 

De fait, la CGT ne signera pas !

 

Si vous souhaitez obtenir de plus amples informations, nous sommes disponibles pour vous rencontrer et vous expliquer ce qui se cache derrière cet accord N.A.O 2014.

 

Vous pouvez aussi poser vos questions directement sur notre site, un délégué syndical CGT vous répondra dans les meilleurs délais.

  

Le collectif CGT 

Tract à télécharger

Retrouvez ci-dessous les revendications 2014 de la CGT

 

Dans le cadre des négociations annuelles 2014, la délégation  CGT a rencontré une nouvelle fois la direction générale le 02 juillet 2014 au siège de l'entreprise. Si l'on en croit les expertises financières demandées par nos élus au Comité de Groupe, l'entreprise Proxiserve présentait fin 2013 une situation financière équilibrée.

 

Ce qui en soit, n'a rien de surprenant, ces résultats positifs sont le fruit du travail quotidien des milliers de salariés qui composent l'entreprise, rien d'autre. De plus, l'année 2014 est venue apporter son lot de cadeaux fiscaux au Groupe Proxiserve, notamment plusieurs millions d'euros offerts par le gouvernement avec le C.I.C.E.

 

C'est dans ce contexte plutôt faste pour l'entreprise que la délégation CGT a présenté les revendications suivantes:                                                                                                                

Salaires

En matière d'augmentation générale, la CGT propose qu'à compter d'une année d'ancienneté, aucun salaire brut mensuel ne soit inférieur dans l'U.E.S à 1550 euros avec un minimum de 3% d'augmentation (effet rétroactif au 1er janvier 2014) .

 

b) Une augmentation de 3% pour les salaires de 1550 euros à 1750 euros (effet rétroactif au 1er janvier 2014)

 

c) Une augmentation de 2,5% pour les salaires de 1751 à 1900 euros (effet rétroactif au 1er janvier 2014)

 

d) Une augmentation de 2% au-delà de 1900 euros (effet rétroactif au 1er janvier 2014).

   

Assistante sociale                                              

La création d'un poste d'assistante sociale au sein de l'U.E.S (ou groupe), pour accompagner les salariés en difficultés, touchées par des arrêts de travail "longue durée" et en détresse financière. Aider ces personnels dans l'accomplissement des démarches administratives: faire le lien entre ces salariés et les services administratifs de l'entreprise, la sécurité sociale, l'AG2R, les services d'état ou de région et les institutions représentatives telles que le C.H.S.C.T ou Comité d'entreprise. 

 

Mutuelle  

Augmenter la part de l'employeur dans le coût mensuel de notre couverture santé et négocier la prise en charge du maintien de la mutuelle pour les salariés qui sortent de l'entreprise (portabilité de 12 mois) .


La pénibilité de nos métiers et la course à la rentabilité orchestrée par les managers nuisent et mettent en danger quotidiennement la santé des salariés de l'entreprise. Cela justifie amplement que cette dernière supporte une part plus importante du coût de la couverture sociale complémentaire.

 

Ancienneté et expérience

Prolonger la grille d'ancienneté conventionnelle en passant à 6 % la prime d'ancienneté à compter de 15 années de présence dans l'entreprise et à 7% à compter de 20 années.

 

Permis de conduire

Comme convenu dans l'accord des N.A.O. 2012, la direction s'est engagée à ouvrir des négociations pour définir les modalités de récupération des points du permis perdus par les salariés, qui utilisent un véhicule dans le cadre de leur travail. A n'en pas douter, les pressions exercées par l'entreprise pour se rendre le plus rapidement possible sur le lieu de travail provoquent de nombreuses pertes de points du permis.

 

Il est entendu qu'il n'est pas question pour la CGT d'encourager les conduites dangereuses et répréhensibles mais simplement d'inciter l'entreprise à prendre sa part de responsabilité et permettre à de nombreux salariés en difficulté avec leur permis de sortir de l'ombre. Par exemple, l'entreprise pourrait prendre à sa charge le coût du stage de récupération de points perdus par le salarié, en contrepartie, celui-ci s'engagerait à effectuer ce stage pendant ses congés. 

 

Prise en charge par l'entreprise de la journée de solidarité.

Selon l’adage, « tout travail mérite salaire ». Pour la CGT, « il n’est pas possible d’accepter que les salariés soient contraints à une journée de travail gratuit, quelle qu’en soit la date (le lundi de Pentecôte ou un autre jour), ou la forme (suppression d’un jour férié, diminution des journées de RTT, augmentation de la durée du travail hebdomadaire...) ».  Cette loi constitue un déni du principe d’égalité des citoyens devant la loi, les salariés étant les seuls à devoir travailler sans être rémunérés.

 

Le fait pour l’Etat français de prévoir une journée de travail non rémunéré est contraire au « droit au salaire », prévu par plusieurs textes de droit international (ratifiés par la France).

 

Métiers et classifications

Mise en place d'un calendrier 2014/2015 pour engager des négociations sur la G.P.E.C (Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences). Il faut favoriser une gestion anticipative et préventive, détecter et résoudre en amont des questions liées à l’évolution des métiers, des emplois, de la formation, des classifications et des  acquis (voir les accords de 2009 et 2012), et y inclure un contrat de génération. 

 

Tickets "restaurant"

Egalité du montant des tickets "restaurant" entre PXT et PXS et filiales qui seraient portés à 9 euros.

 

Participation

Mise en place d'un accord de participation avec pour périmètre l'U.E.S. (ou le groupe) Proxiserve en lieu et place de l'intéressement et des primes de reconnaissance.

 

Les résultats de l'intéressement et les primes de reconnaissance ne reflètent en rien le travail que les salariés réalisent dans les agences ou DR. Cette année encore, des centaines de salariés seront lésés par ces primes injustes et aléatoires.

 

Et si la direction de Proxiserve souhaite faire un distinguo entre les rémunérations des salariés d'un même métier, c'est par le salaire mensuel et non par des primes aléatoires dites de " reconnaissance "que cela doit être fait.

 

En attendant que s'engagent de véritables négociations pour faire de la grille de classifications un outil performant qui reflête les qualifications, les diplômes, l'expérience et qui permette d'apprécier le niveau d'un juste salaire, nous pensons qu'il est préférable d'octroyer un budget aux chefs d'agences pour leur permettre de rééquilibrer les salaires en fonction des acquis des uns et des autres.

 

Le collectif CGT

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LE 14/08/2018  10H00